La Côte d’Ivoire est-elle maudite ?

Cette question se trouve à la une du quotidien nord-sud qui s’interroge sur l’incapacité du pays à organiser des élections, nous demeurons dans un processus électoral semblable à un serpent de mer.
Cette interrogation est intéressante car elle émane d’un quotidien porte-voix du premier ministre, « arbitre » autoproclamé des élections, cheville ouvrière du processus et chef de la rébellion qui empêche la tenue des élections.
Cela fait beaucoup d’accusations me diriez-vous.

Le président Gbagbo a donné sa confiance à la rébellion en nommant son premier responsable premier ministre c’est-à-dire deuxième personnalité de l’exécutif. Malheureusement, la rébellion refuse de faire confiance au président en ne désarmant pas. En coulisse, les proches du premier ministre affirment qu’ils ne peuvent faire confiance au président car en désarmant, ils seraient à sa merci et celui-ci n’en ferait d’eux qu’une bouchée.

Faux leur répondrai-je. Présentement, l’armée ivoirienne est capable de décimer la rébellion. Les chefs de guerre se sont embourgeoisés, ils roulent carrosse et disposent de villas cossues dans les capitales africaines et même à Abidjan, la soldatesque est démotivée, ils se sont aperçu que la cause est reléguée aux calendes grecques. La course est à l’enrichissement est le sport prisé en zone rebelle. L’illustration de la peur par la rébellion de le reprises des combats est la sortie d’un des nombreux porte-parole affirmant que l’heure n’est plus à la guerre et le fait que les rebelles étaient dans leurs petits souliers lorsque les partisans du camp présidentiel faisaient feu réclamant le désarmement.

Chers amis de nord-sud les élections sont un serpent de mer parce que celui qui est chargé de les organiser, le premier ministre n’y voit aucun intérêt. Qu’est ce qu’il deviendrait, sa soldatesque et lui, ses amis peu diplômés ou pas su tout qui sont bombardés ‘’conseillers’’ à la primature ; il n’y a qu’en Côte d’Ivoire que ce triste spectacle est plausible.
La Côte d’Ivoire est belle et bien maudite de l’incapacité et du manque de volonté de ses dirigeants pour qui le temps n’est pas une contrainte. Normal, ils sont loin des préoccupations quotidiennes des ivoiriens aux crochets de qui ils vivent. Ils n’ont pas de factures à régler, pas de popote à payer, pas d’enfants à scolariser. Les ivoiriens s’en chargent pour eux, la TVA dont nous nous acquittons à chaque achat, l’impôt prélevé sur nos salaires, etc. Tous ces prébendes leurs reviennent, les voraces.

Le premier ministre aura réussi le pari de faire entretenir la rébellion par l’Etat de Côte d’Ivoire. La branche militaire pille et rackette au nord. La branche politique est rémunérée par le fruit de nos impôts dans les ministères et à la primature. Bravo soro, tu es diaboliquement fort.
Le petit peuple je suppose que ce n’est pas ta tasse de thé… euh ton verre de vin !



Performances économiques ?

La presse ivoirienne sert à l’opinion les prouesses économiques réalisées par l’actuel argentier du pays. Ce billet n’est aucunement une attaque personnelle contre le locataire de l’immeuble SCIAM mais une remise en mon ordre des choses.

En quoi une politique basée sur la mendicité, la quête de réduction de dettes dont on serait curieux de savoir à quoi elle a servi peut être célébrée par des journalistes dont la culture économique est inexistante.
La presse abreuve les citoyens d’exploits en termes de réduction de la dette, d’octroi de prêts et dons. Il faut savoir que certains dons ne le sont que de nom, ce sont en fait des prêts, les ivoiriens devraient le savoir.

La performance économique se mesure par des indicateurs à savoir, le déficit public, le taux de croissance réel et nominal du PIB, le niveau d’endettement rapporté au PIB, le déficit public rapporté au PIB, les créations d’emplois, le taux de chômage, le niveau d’investissement des entreprises, etc.

La gouvernance économique suppose la communication sur des indicateurs précis et universellement adopté.

Quelle politique de promotion des investissements directs étrangers est mise en œuvre ? Quelle politique d’insertion des jeunes diplômés est entreprise ? Comment harmoniser le système d’information financière. ASTER et SIGFIP existent mais leur potentiel n’est pas pleinement mis en œuvre, les comptables publics continuent de tenir les livres manuels (aberration avez-vous dis ?), tous les postes comptables n’ont pas accès à l’application. Quelles sont les perspectives de l’intégration entre les différentes directions générales de l’économie et des finances pour assurer la fiabilité et l’intégration des comptes publics. Les ordonnateurs (DAAF, élus locaux) devraient être responsabilisés pénalement pour mettre un terme à l’hémorragie financière de l’Etat.

De nombreux chantiers devront être entrepris pour parvenir à une administration financière répondant aux standards internationaux.

Le premier et certainement le plus important est la synergie entre les différentes administrations financières qui fonctionnent comme des entités indépendantes. Les systèmes d’informations doivent être intégrés afin de permettre des croisements qui relèveront beaucoup d’anomalies. A titre d’exemple, un contribuable assujettis à l’impôt synthétique qui réceptionne chaque mois un container d’une valeur marchande de 100 millions de FCFA, des cas semblables existent par milliers.

La deuxième reforme aura pour mission de corriger les anomalies de l’achat public. Il faut parvenir à la mutualisation de certains achats au-delà des ministères. L’indice de prix des achats devrait être révisé à la fois pour faire gagner l’Etat et lutter contre la corruption. Les fournisseurs facturent en 2010 un ordinateur de bureau à 1 million FCFA. Ce prix comprendrait le coût de l’ordinateur, le fait que l’Etat ne règle pas vite les fournisseurs (au moins 6 mois, encore une énormité à corriger) et bien entendu les pots-de-vin.

La troisième reforme serait l’abandon des services votés comme technique budgétaire. Elle conduit à une inflation permanente et sans justification de la dépense publique. Le budget doit être reformé en programme et objectifs poursuivis. Les responsables de programmes justifieraient chaque année les enveloppes budgétaires de fonctionnement et d’investissement.

Enfin à un niveau plus élevé, il faut procéder à une reforme en profondeur de l’organisation de l’Etat, un reingeniering, une revue générale de l’administration. Le corollaire de cette mesure devrait être la maîtrise des effectifs de la fonction publique et de ses démembrements. (collectivités, établissements publics, sociétés d’Etat)
De nombreuses reformes doivent être entreprises pour parvenir à moderniser l’économie et l’Etat de Côte d’Ivoire. Le bruit pour faire la promotion de Pierre ou Paul sans amélioration des processus ni impact sur l’économie réelle nous rend plutôt ridicule. L’Etat est en péril, il faut mettre en œuvre des reformes pour le viabiliser et l’optimiser plutôt que faire de la communication financière destinée aux décideurs de la rebfondation (gbagbo et soro).



Peut-on parler d’opposition en Côte d’Ivoire ?

L’opposition ivoirienne ne manque pas d’imagination pour étonner ses partisans et les observateurs sur son manque d’entrain à bousculer Soro et Gbagbo (rebfondation) pour faire bouger les lignes et obtenir une date crédible pour les élections générales.
Elle vient une fois de plus de plier par l’entremise du président Bédié.
L’acte 1 de la couardise fût l’entrée au gouvernement après la dissolution injustifiée de février 2010. Elle s’est laissée embobinée par un Soro Guillaume devenu complice de Gbagbo dans le pillage du pays et soucieux de conserver le maroquin de la primature pour se bâtir « une stature politique » et un trésor de guerre avec le pillage au nord des ressources minières et le confortable fond de souveraineté de 25 milliards de FCFA que lui assure la fonction de premier ministre.

Je paraphrase Venance Konan, le seul ivoirien lucide dans sa rengaine contre une opposition dont le dernier des ivoiriens s’est aperçu de la décrépitude.
L’acte 2 est le report de la marche prévue le 15. La fameuse rencontre avec gbagbo était simplement déplorable. Je me pose la question de la présence de soro. Qu’est ce qu’il peut bien faire à une rencontre entre anciens chefs d’états sinon se comporter comme une souris. Saboter en sous main les actions de l’opposition et souffler la plaie pour paraître « l’arbitre ».

Les opposants m’étonnent sur un point. Ils font des cadeaux à un adversaire qui ne leur aurait même pas prêté l’oreille. Les personnes ayant la mémoire se souviendront avec sourire des déboires infligés au régime Bédié par Soro, sg de la fesci et de l’intransigeance d’un gbagbo co-leader de l’opposition avec ado. Je doute que la paire gbagbo-ado du front républicain eut accordé quelconque oreille à un Bédié demandant le report d’une marche quelque soit la raison.

Le comble pour ces opposants est leur éloignement des questions quotidiennes. La cherté de la vie, la flambée des prix des hydrocarbures, la gestion publique approximative, l’absence de vision pour le pays. Silence radio, seul l’ascension au pouvoir les intéresserait. Et encore…

La paire gbagbo-soro singe une entente cordiale que les ivoiriens ont de plus en plus de mal à supporter. Cela devrait susciter l’envie des opposants d’en découdre. Ils trouvent à tord en soro un allié qui aurait pour mission de conduire peu à peu le président gbagbo vers « l’abattoir » des élections. Une fois de plus cette opposition sert au peuple ivoirien sa naïveté habituelle.



Phraséologie

Quelles avantages peut tirer une nation à confier sa sortie de crise à des personnes inexpérimentées fussent-elles auteurs de la pagaille semée dans le pays. Le chaos, si par extraordinaire c’est un avantage.
En choisissant un certain mois de mars de confier la sortie de crise à Guillaume Soro, le président Gbagbo fut acclamé pour son ouverture d’esprit. A l’instar de beaucoup d’ivoiriens, je me suis indigné de certaines voix discordantes affirmant que l’élu n’avait ni la carrure, ni la compétence pour le poste. Chef rebelle fût-il.
Ces personnes ont eu raison trop tôt, cela à plusieurs titres. Le premier ministre est incompétent pour gérer des situations de management aussi complexe que la crise ivoirienne. Il a commis l’erreur de s’entourer de camarades issus de la rébellion qui n’ont également aucune expérience de gestion dans l’administration en core moins le privé, la prise de décision est un exercice pour lequel il faut avoir du métier. Je fait partie des personnes ayant apprécié le débauchage d’un cadre de la BCEAO pour exercer la fonction de directeur de cabinet de la primature. Mais les effets attendent toujours. Lors du clash provoqué par le président en février, un certain journal dont l’affidé du premier ministre est propriétaire nous enfumait avec les expressions « les soro boys sont à la manoeuvre ». Le résultats de la manoeuvre est bien maigre.
Jamais la primature n’a donnée l’impression de mener les débats, proposer des solutions innovantes pour améliorer le quotidien des ivoiriens. Toute l’énergie a-t-on dit était consacrée à la sortie de crise qui perdure.
Le premier ministre réussi le pari de faire entretenir la rébellion par le contribuable ivoirien. La branche militaire collecte les impôts revenants en situation normale au Trésor Public. La branche politique est casée à la primature, dans les ministères comme conseiller sans diplôme crédible. les mots sont bien choisis!!
M. Soro est atteint du principe de Peter, quoique sont niveau soit haut. Je reprend Le premier ministre Affi, M. Soro nous mène dans sa phraséologie habituelle: processus, les uns et les autres, passé en revue, etc.

La Côte d’Ivoire a besoin d’une personnalité capable de faire bouger les lignes et la conduire à des élections qui mettront fin aux dérapages quotidien constatés dans la gestion publique. Les tenants de la corde sont visiblement dépassé, incapable ou plus probablement manque de volonté.



Brulot de Venance Konan

 

Ci-dessous un article de Venance Konan, journaliste émérite. Enfin une analyse objective de la situation reelle de la CI

 Le 21 août dernier, des rebelles de la région de Ouangolo ont écrit au journal « 24 heures » pour se plaindre de ce que leurs chefs ne leur donneraient pas leur part du butin prélevé dans leur secteur. « Le secteur fait entrer journalièrement la coquette somme de 4,6 millions de francs CFA. Cette somme est inégalement repartie entre certains chefs qui s’attèlent à construire des villas un peu partout, et également à avoir plusieurs copines, même au-delà de nos frontières », écrivent-ils. La seule réponse qui nous vient à l’esprit est « on n’a qu’à faire quoi ? » Que veulent-ils que nous fassions, nous qui sommes pillés, nous dont on arrache les femmes, les filles, et les sœurs. On n’a qu’à faire quoi ? Demander à leurs chefs de redistribuer un peu plus équitablement ce qu’ils nous pillent ? Leur demander également de donner aussi nos femmes, nos sœurs et nos filles à leurs sous-fifres ?
Quelques jours plus tôt, c’étaient les soldats de notre armée qui se plaignaient parce que leur chef suprême, Laurent Gbagbo ne voulait pas leur donner des primes. Des primes pour quoi ? Le grand chef des soldats leur a rappelé qu’ils n’ont pas gagné de guerre. Ils n’ont pas repris un centimètre carré de la zone occupée par la rébellion. Par contre, ce que nous autres, nous savons est qu’ils ont passé le plus clair de leur temps à harceler les populations dont ils devaient assurer la sécurité. Au point où dans certaines localités, la population s’est révoltée contre les soldats de notre armée et les a chassés de chez eux. On n’a qu’à faire quoi, nous autres qui sommes pillés, spoliés de nos biens, nous dont on arrache les femmes, les filles et les sœurs ? On n’a qu’à faire quoi ? L’ONG Human Right Watch a récemment publié un rapport détaillant tous les viols commis aussi bien par les rebelles que par les Forces de Défense et de Sécurité et les miliciens. Nous n’avons entendu aucune réaction. Parce que nous sommes bien au temps du pillage et c’est dans l’ordre normal des choses.
Cela avait commencé après le coup d’Etat du 24 décembre 1999. On se souvient tous de la réaction outragée de M. Laurent Gbagbo après la publication du premier gouvernement de Robert Guéï : « Si c’est un coup d’Etat RDR, qu’on nous le dise. » Et le lendemain, Tiéti Roch d’Assomption alias Freedom Néruda, le plumitif de service du FPI à cette époque donna dans le journal Notre Voie une explication de texte bien claire: « le FPI n’a pas obtenu de ministère juteux. » Le FPI n’avait obtenu que des ministères à problèmes tels que le ministère de l’Education nationale ou celui de la Fonction publique, pendant que le RDR occupait celui de l’Economie et des finances, la partie la plus « viandée » du repas, pour parler comme Amadou Kourouma. Et Tiéti Roch s’en prit violemment aux Nordistes et aux musulmans, ces gourmands qui voulaient manger seuls. Le chef du FPI dut aller par la suite s’excuser auprès des Nordistes et musulmans, avec qui il fallait partager le repas. Les naïfs qui avaient cru que M. Bédié avait été renversé parce qu’il gérait mal le pays savaient désormais à quoi s’en tenir. On avait pris le pouvoir pour « manger », en d’autres mots, pour piller le pays. Robert Guéï, le pillard en chef fut magnanime. Il coupa le ministère de l’Economie et des finances en deux et le FPI obtint le budget. Le repas pouvait commencer. Qui a oublié la suite? Les militaires visitèrent toutes les régies, toutes les sociétés d’Etat, et vidèrent systématiquement tous les coffres. Ils visitèrent aussi des domiciles privés et les pillèrent. Ils voulurent même aller vider les coffres de la BCEAO. Qui avait élevé la moindre plainte à cette époque ? Certainement pas le FPI, ni le RDR, qui étaient occupés eux aussi à manger. Par la suite, le RDR fut chassé de la table du repas et le FPI resta seul à manger avec les militaires. Puis les militaires furent à leur tour chassés et le FPI fut seul à table. Que firent les Refondateurs lorsqu’ils arrivèrent au pouvoir ? Leur chef fit porter à 17 milliards son budget de souveraineté, lui qui, dans l’opposition trouvait que les 15 milliards de Bédié étaient excessifs et que 5 milliards étaient largement suffisants. Plus tard, cette somme fut portée à 27 milliards, puis 37 milliards, et aujourd’hui on parle de près de 70 milliards. Qu’est-ce que c’est que le budget de souveraineté ? C’est de l’argent mis à la disposition du chef de l’Etat par l’Assemblée nationale, qu’il utilise comme il veut, sans avoir à donner la moindre justification à qui que ce soit. Il peut donc en donner à qui il veut, organiser les funérailles de son père à coup de milliards de francs ou le déposer dans des banques dans les Iles Caïmans, en Israël, en Libye, en Afrique du sud, en Biélorussie, en Angola ou à Sao Tomé et Principe par exemple, s’il en a envie. Le chef des Refondateurs se fixa aussi un salaire en plus de son budget de souveraineté. Ses prédécesseurs se servaient dans le budget de souveraineté. Il augmenta aussi les salaires des ministres, en précisant que certains pourraient aussi disposer de budgets de souveraineté. Et l’on vit des millions disparaître dans des hôtels à Paris. On augmenta également les salaires des députés et des conseillers économiques et sociaux et on réajusta les salaires des enseignants qui étaient à deux vitesses. Les autres travailleurs n’avaient qu’à regarder le repas se dérouler. Et l’on se mit à manger. Sans laisser tomber aucune miette. On mit aussi la main sur le cacao qui avait apporté sa richesse à la Côte d’Ivoire. En moins de deux ans tout le monde vit les fortunes se faire, des petits hommes en chapeau se pavaner à travers le monde en galantes compagnies et les châteaux sortir de terre. Qui pensa à l’école à cette époque ? Les refondateurs avaient envoyé tous leurs enfants et petits frères faire leurs études en Europe et en Amérique. Ce seront eux les futurs dirigeants. Alors les Ivoiriens veulent que leurs enfants aillent à l’école pour faire quoi même ? On a juste besoin qu’ils soient de bons ouvriers et de bons planteurs de cacao. Alors, on choie bien la FESCI pour qu’elle gâte bien l’école et tabasse bien les têtus qui s’obstinent à vouloir aller à l’école. S’ils tiennent vraiment à aller s’asseoir quelque part pour écouter quelqu’un, il y a les « agoras », « parlements » et les maquis. Et les soins de santé ? On a voté une loi créant l’Assurance maladie universelle et cela suffit largement. Les Ivoiriens veulent des hôpitaux et des médecins pour faire quoi même ? Il y a des tradipraticiens qui ne coûtent rien du tout, et des pasteurs qui soignent tout avec des séances de prières. Grand seigneur, le chef des Refondateurs offrit quelques morceaux du repas aux membres des autres partis qui avaient faim. Fologo, secrétaire général du PDCI de l’époque et éternel affamé, fut l’un des premiers à se précipiter à table. On lui offrit la présidence du Conseil économique et social, une institution qui ne sert strictement à rien, mais dont la présidence était bien viandée. A charge pour lui de prendre le vieux parti pour l’offrir à son bienfaiteur. L’opération échoua. Mais Fologo n’a pas encore renoncé à remercier comme il le dit celui qui lui donne à manger. En divisant son ancien parti. On commanda de nouvelles Mercedes dernier cri pour les ministres. Mais c’est à ce moment que l’odeur des mets attira des personnes qui avaient aussi faim. Elles ne voulurent pas de restes. Elles voulaient tout le repas. Et elles comprirent que sans forcer un peu elles n’auraient rien. Elles prirent le nord par la force. C’est que les Refondateurs avaient oublié de fermer la porte avant de commencer à manger. Ils se dirent : « On s’en fout. Au nord il n’y a que du coton. Ils peuvent le manger s’ils veulent. Nous on a le cacao, les industries, les ports, l’aéroport, tout ce qui compte. » Mais les autres étaient gourmands. Ou très affamés. Ils tentèrent de prendre Daloa. Daloa, c’était à côté de Gagnoa, chez le chef des Refondateurs. Mais c’était aussi la route du port de San Pédro, et de toutes les riches plantations de cacao du sud-ouest. On se battit donc comme de beaux diables et Daloa fut sauvé. La Côte d’ivoire utile aussi. On pouvait continuer de manger. Les châteaux continuèrent de pousser, à Mama, à Moossou, et partout où il y avait des Refondateurs. A Paris, à Dakar, en Afrique du sud aussi. Les très grosses voitures firent leur apparition dans les rues de plus en plus défoncées d’Abidjan. On s’en fout de la guerre. On mange seulement. Tiburce Koffi et moi recevons régulièrement des messages contenant des menaces de mort, ou nous accusant d’être des tribalistes, parce que les Baoulé que nous sommes ne nous serions pas plaints lorsque le Baoulé Konan Bédié mangeait, alors que nous n’arrêtons pas de critiquer le bété Gbagbo qui mange à son tour. Ils sont encore nombreux, ceux qui pensent que le pouvoir sert uniquement à ce que son détenteur et ceux qu’il choisit mangent. On comprend pourquoi on assiste à toutes ces danses du ventre et ces transhumances politiques. Chacun veut manger. Et voici comment les pouvoirs dictatoriaux et kleptocrates durent longtemps sous nos cieux.
Les pilleurs du nord ne s’en sortent pas trop mal non plus. Selon un rapport de l’ONG Global Witness, c’est plus de 15 milliards de francs que Soro et ses petits camarades se font chaque année sur le cacao qu’ils ont réussi à avoir sous leur contrôle. Sans parler du coton, du diamant, et de tout ce qu’ils ont piqué dans les banques, les domiciles et les entreprises qu’ils ont dévalisés. Leurs châteaux à eux poussent au Burkina Faso, au Mali et ailleurs. Les très grosses voitures ont aussi fait leur apparition dans les rues plus que défoncées de Bouaké, et ils ont aussi leurs danseurs du ventre qui veulent manger avec eux. Au sud, ce sont des centaines de milliards que l’on se fait sur le cacao. On en laisse juste un peu aux planteurs pour qu’ils continuent de produire et on va planquer le reste aux Etats-Unis en disant qu’on a acheté une usine qui fera des merveilles. Au fait, que devient donc notre usine à cacao des Etats-Unis dont personne n’a jamais vu la photo ? Et l’argent du pétrole ? Pourquoi les Ivoiriens posent cette question même ? Est-ce que c’est eux qui produisent ce pétrole ? Qui leur a dit que c’est pour eux ? Et comme il n’y a pas de petits profits, on a fait venir des déchets toxiques pour s’enrichir encore un peu plus. Qui est fou ?
Vous parlez d’école, de soins de santé, de routes à construire, de routes qui se dégradent, de paysans qui meurent de misère, de chômeurs, de fonctionnaires qui ne peuvent plus vivre avec leurs maigres salaires, de prix sur les marchés qui sont devenus insupportables pour l’Ivoirien moyen, de sécurité ? Et alors ? Et alors ? Et alors ? Nous sommes au temps du pillage. Que chacun pille ce qu’il peut piller et tant pis pour les autres. Alors, les policiers, gendarmes, miliciens rackettent tout le monde en toute impunité, les étudiants de la FESCI aussi, les magistrats vendent leurs jugements, les enseignants, les examens, même le CEPE, tout le monde vend les concours, chacun installe son barrage où il veut, les ministres sont ministres pour s’enrichir vite, vite, vite, et que celui qui n’est pas content descende dans les rues ! Il verra ce qu’il verra. Tout le monde a vu ce qui s’était passé en mars 2004. Les Refondateurs n’hésitent pas à tirer sur les foules, eux. C’est Bédié qui s’amusait avec ce genre de chose. 120 morts en mars 2004, selon l’ONU pour une marche pacifique qui n’a même pas pu commencer. Combien d’autres morts, lorsque des personnes avaient voulu manifester à propos de la réhabilitation des responsables mis en cause à propos des déchets toxiques ? Quand on est venu au pouvoir pour piller, on ne s’embarrasse pas de ce genre de scrupules. Au nord, Soro non plus ne fait pas dans la dentelle lorsqu’on le contrarie. Chez lui, on enferme dans des containers qu’on laisse au soleil. Dieu sauvera les siens. Ce jour-là Dieu n’a sauvé personne et ce sont des dizaines de personnes qui sont mortes dans les containers du charmant Fofié à Korhogo. Aujourd’hui, Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, les deux chefs des pillards sont assis au sommet de l’Etat. Et nous sommes priés d’applaudir. On appelle cela « dialogue direct ». Pourquoi pas « pillage direct » ? Wattao, un autre pillard qui n’est pas petit est venu à Abidjan avec ses galons et il était une star. On nous apprend que le budget de souveraineté de Soro est autour de 15 milliards de francs, pendant que celui de Gbagbo avoisine les 70 milliards. C’est lui le chef de la Côte d’Ivoire utile. Soro a toujours son nord pas trop inutile. Et ses ministres vont célébrer leur mariage en France. Les autres ministres font ce qu’ils peuvent. C’est  » 24 heures  » qui nous avait appris qu’un jour M. Ouattara s’était fâché contre ses ministres dont la seule préoccupation était de s’acheter des maisons en France. Ils n’ont qu’à faire comment ? Ne sommes-nous pas au temps des pillards ? Le jeudi soir, Mamadou Koulibaly est venu nous dire qu’au lieu de s’interroger sur son destin et sur ce qui se passe au FPI, on ferait mieux de surveiller les renégociations des contrats de l’eau et des télécommunications. Parce que les Français chercheraient à avoir une partie de ce que les Refondateurs nos pillent. On n’a qu’à faire quoi, nous autres, pauvre peuple? On n’a qu’à faire quoi ? Mais sérieusement, en voyant comment les refondateurs nous pillent, on imagine aisément à quel stade nous serions aujourd’hui si c’était eux qui géraient l’eau, l’électricité et le téléphone. Nous serions à l’ère des puits en plein Cocody et Plateau, des bougies et des tam-tams. Alors, les rebelles de Ouangolo n’ont pas leur part de butin ? Franchement, nous ne sommes pas désolés pour eux.
Venance Konan, écrivain, journaliste.
Email : venancekonan@yahoo.fr



Pauvres étudiants

Un batiment de la cité universitaire d’Abobo parti en fumée, ceci n’est pas de la fiction mais un évènement qui s’est déroulé hier.
Ceci devait bien arrivé un jour.

Because.
Je suis récemment rendre visite à un parent au campus de cocody (plus grande cité universitaire d’Abidjan). J’ai été horrifé de la puanteur, l’état de décrépitude des batiments. Des conditions déplorables de vie.
J’ai été encore plus choqué car c’est un secret de polichinnelle, les étudiants sont les premiers soutiens du régime actuels. Durant les heures

chaudes de la guerre ils étaient au devant de toutes les mobilisations. En plus du manque d’infracstructure pour étudié i.e. salles de TD, amphithéatre, labos, etc. les cités U sont de véritables dépotoires, les poubelles jonchent les escaliers, c’est répugnant.
Le puissant syndicat estudiantin, la FESCI dont les accointances avec le pouvoir sont connues n’utilise pas cette amitié pour obtenir des conditions de travail et de vie plus agréables pour les étudiants, ce sont plutôt les premiers responsables de ce syndicats qui roulent carosse, profitent de cette position pour entrer à l’ENA par exemple. Dommage.

Le ministre en charge de l’enseignement supérieur a procéde récemment au remplacement tumultueux du DG du CROU (organisme chargé de la gestion des oeuvres universitaire). Malheureusement ce changement c’était juste remplacer Paul par Pierre, récompenser un militant sans changement de politique, sans prise d’initiatives de la part du nouveau responsable. Dire que ce ministre est un des espoirs de l’opposition il faut desespéré de la classe politique ivoirienne.
 



Dieu Merci

La Côte dIvoire est revenue de loin après que ce qui aurait pu avoir des conséquences des plus dramatiques ait été évité: la disparition des suites de l’attentat de celui qui avec le président Gbagbo sont en passe de devenir des faiseurs de paix et entrer ainsi dans l’histoire après avoir été ceux qui nous ont conduit dans une guerre à la fois inoportune et dont on aurait pu faire l’économie en vie et en pertes humaines. Chaque ivoirien connait quelqu’un un parent proche, éloigné, l’ami d’un ami, le parent d’un parent qui a disparu de manière directe ou indirecte du fait de cette guerre.
Malheureusement alors qu’on pense que tout le monde est fatigué de cette guerre et qu’on est content que les ennemis d’hier soient devenus les meilleurs amis du monde; certains tapis dans l’ombre veulent nous ramener cinq ans en arrière.
Dieu est ivoirien se plaisent à dire les ivoiriens, cette fois même s’il n’est pas ivoirien au moins il aime les ivoiriens. Pour nous avoir fait éviter un Rwanda bis, nous devons chacun selon sa croyance le louer et le remercier indéfiniment de nous avoir sauvé de cette mauvaise passe. Même les plus grands charlantans auront du mal à dire ce qui auraient pu advenir si les lâches personnes avaient réussi leur sordide coup.

Comme Soro Guillaume, les ivoiriens considèrent ce qui s’est passé comme du passé et veulent plutôt cogiter vers l’avenir, comment construire la paix gage d’une économie forte.

A vos méninges!!



Arnaques

Le conseil supérieur de la publicité devrait regarder de plus près les pub détonnantes effectuées par les opérateur télécoms qui tombent facilement dans la publicité mensongère.

L’organe de régulation des télécoms, l’ATCI est aussi interpéllée dans cette période de rude concurrence où les opérateurs font des offres à priorio alléchantes mais soumises à des conditions que l’on ne mentionne pas explicitement aux clients ou qu’on écrit de manière minuscule. Il est clair que personne ne veut se faire de la mauvaise publicité mais un peu d’éthique ne ferait pas trop de mal.
La société la plus concernée est MTN qui a toujours fait des offres pétantes qui dans le fond se sont avérés être des pétard mouillés.

Une pub dénommée, « changement de dimension » dit qu’on peut appeler le numéro qu’on veut à tout moment gratuitement. Mais à la vérité ceci prendra fin à la fin du mois de Juillet, ce qui n’est nulle part sur les affiches, en plus une mauvaise manipulation de la puce peut désactiver cette offre, alors vous êtes obligé d’acheter une nouvelle. MTN dit être le moins cher du marché en offrant la minute à 80FCFA, mais la première minute est à 120F, alors que la durée moyennes des appels est de 35 secondes, même si vous dépasser la première minute, vous êtes en moyenne à 100 FCFA / minute, ils ne sont pas les moins chers du marché, CQFD.

Alors il faut que pour une fois en Côte d’Ivoire les organes de régulation fassent leurs travails, défendent les consommateurs face à des géants qui les volent, au lieu d’être prompt à recevoir des subventions et apports financiers pour leur fonctionnement de la part de ces mêmes structures.



Sir Anan

Le Davos africain, se tient au Cap en Afrique du Sud.
La plus importante information émanant de cette grand-messe du capitalisme est le leadership affiché par Kofi ANAN, qui a pris les devants pour une Afrique Verte et capable de se nourrir.

L’initiative est financée par la fondation Bill et Melinda Gates.

On doit espérer que des chefs d’Etat influent de ce continent se joindront à cette initiative pour effacer cette honte qui est la leur, 16 des 18 pays les plus affamés de ce monde sont africains.

Les actions à entreprendre seront la formation des agriculteurs, le financement  (et la vulgarisation, i.e. ajout personnel) de la recherche pour dévélopper des sémences plus productives, la mise en oeuvre de techniques de stockage et de strategie de distribution des denrées dans toutes les contrées.

J’espère que d’autres initiatives de ce genres prendront forme dans des domaines comme l’éducation, le dévéloppements des transports en commun pour accelerer les échanges intra-africains, l’approvisionnement de l’Afrique en energie, l’exploitation des énergies renouvelables, la santé et enfin la mise en oeuvre d’une vraie stratégie globale de dévéloppement du continent.

Je loue le « jeune » retraité qui peut encore servir qu’est Sir Anan qui refuse une retraite dorée pour mettre au service de son continent sa solide expérience et ses contacts au haut niveau.



Elephant blanc

J’avais dit dans un de mes billets que le NEPAD était un des inombrables éléphants blancs qu’a connu l’Afrique. Ci-dessous une dépêche Reuters où l’un des initiateurs d ce projet, le président Wade dit toutte sa déception des promesses non tenue par le NEPAD. Malheureusement l’Union Africain (UA) va bientôt rentrer dans cette chappelle maudite.

Reuters 
Le Sénégalais Abdoulaye Wade s’en prend au Nepad  
    
DAKAR (Reuters) – Le président sénégalais Abdoulaye Wade a déclaré que le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), organisme créé il y a six ans, gaspillait des centaines de millions de dollars sans rien accomplir pour le continent le plus pauvre du globe. Lors d’une interview accordée mardi soir à la chaîne ouest-africaine Africable, il a estimé que le Nepad, qui est censé amener les dirigeants africains à renforcer la démocratie et la bonne gouvernance en échange d’investissements, d’échanges accrus et d’allègements de dettes, ne répondait pas à sa mission et se limitait à un cadre de conversation. « J’ai décidé de ne plus perdre mon temps à des réunions où finalement on ne fait rien. C’est très agréable de nous retrouver entre nous, mais cela ne fait pas avancer les choses, a-t-il dit. « Il y a des dépenses, hein, des centaines de millions de dollars qu’on dépense dans des voyages et des hôtels. Il n’y a pas une seule classe d’école réalisée. Il n’y a pas un seul dispensaire réalisé. « Le Nepad n’a pas fait ce pour quoi il a été créé. » L’USAGE DE L’AIDE EN QUESTION Les pays du Groupe des Huit (G8), réunis en sommet la semaine dernière en Allemagne, ont promis 60 milliards de dollars pour combattre le sida et d’autres maladies qui ravagent l’Afrique, mais des militants de l’action humanitaire mettent en doute l’efficacité de la gestion des fonds de développement par les gouvernements africains. Wade assistait au sommet avec plusieurs dirigeants africains. « L’argent est là, parce qu’un engagement d’un grand pays c’est presque de l’argent comptant (…) mais le problème, c’est le mise en oeuvre du Nepad », a souligné Wade. Le Nepad a été lancé en grande fanfare en 2001 et le Sénégal en était l’un des membres fondateurs avec l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Egypte et l’Algérie. Il a pour principaux objectifs d’éradiquer la pauvreté, d’engager les pays africains sur la voie d’un développement durable et d’éviter une marginalisation de l’Afrique dans le contexte de la mondialisation. Dans le cadre d’un Mécanisme africain d’évaluation des pairs (MAEP), les gouvernements acceptent de faire l’objet de contrôles de la part d’autres dirigeants du continent. Mais jusqu’ici, moins de la moitié des 53 membres de l’Union africaine ont souscrit au processus. Wade, qui est lui-même l’un des dirigeants africains les plus enclins à se déplacer dans le monde, se voit souvent reprocher au Sénégal de consacrer trop de temps à la diplomatie internationale et trop peu aux problèmes intérieurs du pays.
 



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